Chronique découvertes #3

UX Design

Pour commencer en beauté, voici une très chouette infographie présentant la méthodo d’un test utilisateur.

On reste dans la méthodo avec cette vidéo qui explique une technique d’émergence d’idées par tri de cartes.

Ressource pratique : tous les raccourcis clavier sur les logiciels Adobe. Bien utile, mais dommage qu’il n’y ait pas de version imprimable, j’aurais bien accroché ceux de Lightroom au dessus de mon bureau.

Pour se sensibiliser un peu au monde du handicap, voici une tentative de représentation de ce que voit une personne dyslexique. Je n’avais jamais essayé d’imaginer réellement ce à quoi ça peut ressembler. C’est impressionnant.

Et je finirai sur l’UX avec cette retranscription d’une conférence de Jacynthe Busson sur le design émotionnel, inspirant !

Web

On ne le dira jamais assez, la vitesse dans le web est un critère crucial pour conserver ses utilisateurs (d’ailleurs il faut que je fasse quelque chose pour accélérer le chargement des images sur mon blog…).

4 second syndrome

Il existe un Pirate Bay de la recherche scientifique, pour se procurer des articles de recherche gratuitement. Pour avoir moi-même travaillé dans la recherche publique et bien connaître les enjeux de la publication scientifique, j’approuve à 200%.

Et pour finir, un excellent portrait de Christopher Poole, le fondateur de 4Chan.

Management et monde du travail

Voici déjà un excellent article d’Anne-Laure Fréant sur les problématiques rencontrées par les gens de mon âge dans le monde du travail et la lassitude des générations Y.

Extraits :

Les Y arrivent à 30 ans en se rendant compte qu’ils ont été formé pour le salariat, mais qu’en fait c’est épuisant, et pas toujours gratifiant. Qu’il va falloir inventer d’autres modèles. Que ce qu’ont connu leurs parents (40 ans de boîte, ou alors le chômage à 50 ans) ne leur correspondra jamais. Que de toutes façons l’économie actuelle n’est plus en mesure d’offrir ce genre de parcours. En fait, à 30 ans, on a déjà un peu étudié, un peu voyagé, beaucoup bossé. Et on voit l’immensité des quatre décennies à venir s’étaler devant soi, sans avoir la moindre idée de comment habiter ce désert que les générations d’avant n’ont pas aménagé pour nous.

Les frustrations sont grandes, mais elles serviront au moins à quelque chose : les Z, eux, savent déjà que l’école ne servira pas à grand chose, et l’entreprise encore moins. Eux ne feront pas d’études inter-minables pour se retrouver en costard devant la porte d’un Fablab à Berlin. Ils créeront directement leur place, et refuseront d’aller à l’école du salariat. La différence, c’est qu’ils auront des arguments convaincants, eux.

Le saviez-vous ? La réussite d’une équipe réside dans la bienveillance. C’est la conclusion du projet Aristote lancé par Google en 2012.

Et puisqu’on parle de Google, j’ai aussi appris que sa stratégie pour réussir était de… tuer ses projets. Il faut lire cet article sur X (anciennement Google X Lab), la filiale d’Alphabet Inc. qui faire de la R&D dans le but de mettre au point des innovations de rupture en lien avec la robotique et l’intelligence artificielle (voiture autonome, Google glass, etc).

Et pour finir avec les conditions de travail, un petit témoignage BD d’une ancienne caissière en supermarché, en lien avec la loi travail et le projet On vaut mieux que ça.

Sexisme

À l’occasion de la journée des droits des femmes, j’ai vu passer beaucoup d’articles intéressants sur le sexisme.

D’abord pour se mettre dans l’ambiance, voici la vidéo challenge poésie de Klaire fait Grr sur le thème de la journée de la femme.

Et un clip de sensibilisation très bien réalisé sur les problèmes liés au sexisme dans le monde.

Ensuite, j’ai appris avec effarement que si les femmes sont si absentes dans le métier de l’informatique, c’est (au moins en partie) à cause du marketing Apple.

J’ai aussi lu un 2ème excellent article d’Anne-Laure Fréant (2 lus = 2 bons, il faut que je lise tout le reste !) sur pourquoi les femmes ont plus de mal à émerger dans un monde compétitif : parce qu’elles sont trop perfectionnistes.

Extrait :

Nous enseignons aux filles à être parfaites et aux garçons à être courageux, fonceurs, à oser, et donc à faire des conneries. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Reshma Saujani, avocate et femme politique américaine, fondatrice de Girls who Code (voir son TEDx ci-dessous). Serions-nous encore bercés de certains idéaux de genre, à associer aux filles sagesse, vertu, timidité, introversion, et aux garçons l’aventure, le courage, l’extraversion, voire l’insolence ? Je ne sais pas si c’est aussi caricatural. Ce qui est tangible, c’est le manque de confiance en elles de beaucoup de filles dans les situations d’évaluation, de comparaison, de compétition.

Puis j’ai le cette super BD qui explique parfaitement l’importance de la diversité de profils (genre, couleur de peau…) dans les médias. Et enfin, ce témoignage très pertinent de Pénélope Bagieu qui raconte le sexisme et le racisme qu’elle a pu observer lorsqu’elle travaillait dans le monde de la publicité.

Pour finir sur une note d’espoir, j’adore cette initiative d’Emily Temple-Wood, étudiante en biologie moléculaire, qui a décidé de créer une page wikipédia sur une femme scientifique à chaque mail sexiste qu’elle reçoit. Ce qui fait peur, c’est que l’article affirme qu’elle a écrit 370 articles. TROIS CENT SOIXANTE DIX !!!

Société

Je me pose pas mal de questions ces temps-ci sur comment améliorer le monde et que faire à mon niveau, car je suis complètement déprimée du monde dans lequel on vit.

Et comme dit Giedré (que j’ai découvert ce mois) : “On le sait bien que c’est de notre faute si c’est partout tout pourri”.

Et en terme de tout pourri, j’ai lu quelques témoignages bien émouvants qui me font à nouveau me demander si je fais pas un “bullshit job” et si le premier pas pour améliorer le monde ne serait pas de travailler pour une entreprise qui essaie d’améliorer le monde :

Au final, à force de lire tout ces trucs, je me sens épuisée. « C’est douloureux Internet à force », comme l’explique parfaitement cet article. Je donne beaucoup de valeur à la connaissance, mais parfois ça fait mal…

Culture

Finissons sur une note plus enjouée avec des conseils culture.

Au cinéma, je recommande le film Merci patron. Un film-reportage très drôle de François Ruffin qui monte toute une stratégie pour faire chanter Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH qui a fermé de nombreuses usines lors du rachat du groupe, licenciant ainsi beaucoup d’ouvrier·e·s. Ce film est une belle prise de conscience : celle que les empires sont bien plus fragiles qu’ils ne le laissent paraître, et que le pouvoir est encore bien plus dans nos mains que ce que l’on a appris à croire.

Quand François Ruffin est invité à Europe1 pour en parler et qu’il préfère profiter de ce temps de parole pour dénoncer l’oligarchie en général et plus particulièrement Arnaud Largardère (le patron d’Europe 1), Jean-Michel Apathie ne le prend… pas très bien.

Côté bouquin, j’ai dévoré le livre de Romain Puértolas : La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel. J’avais beaucoup aimé son autre livre L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, et celui-ci est du même acabit. Le style d’écriture en particulier est délicieux.

Couverture La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel

Extrait :

Au même moment, à des milliers de kilomètres d’Orly, Zahera, le menton dépassant seul du drap comme la barbe du capitaine Haddock dans Coke en stock, était en train de contempler la constellation phosphorescente collée sur son plafond blanc dénué de nuages. Elle avait reproduit au-dessus de sa tête l’alignement précis de la Grande Casserole à l’aide de minuscules répliques d’étoiles en plastique qui avaient cette spécificité de briller comme des milliers d’étoiles de shérif fraîchement lustrées lorsqu’on éteignait la lumière. Les vraies, elles, ne brillaient pas. Zahera en savait quelque chose puisque Rachid lui avait offert un morceau d’étoile qu’il avait trouvé par hasard dans le désert. Il paraît qu’il en tombait quelquefois.

Enfin, quelques projets photos sympa : celui de Barbara Davatz qui a photographié les mêmes personnes à différents âges de la vie

3 photos du même couple à différentes époques
As Time Goes By de Barbara Davatz

qui m’a rappelé le projet Genetic portraits de Ulric Collette qui consiste à faire des montages photos entre deux moitiés de visage de deux personnes de la même famille.

J’aime en particulier les photos mère-fille, comme celle-ci :

Photo montage mère-fille
Genetic portraits de Ulric Collette

Et puisque je parle de photo, voici un autre chouette projet de Gracie Hagen que j’avais vu il y a un moment : Illusions du corps. Deux photos de chaque modèle, dans des postures différentes. Ces photos posent la question de l’origine de la beauté : la posture serait-elle plus importante que le corps ?

Illusions du corps
Illusions du corps de Gracie Hagen

Sciences

Et pour finir vraiment sur des trucs funs :

  • un petit Vine sur un poulpe caméléon

  • et pour Pâques, des œufs crus sans coquille réalisés par mes soins

oeuf sans coquille 2 oeufs sans coquille

 

 

 

L’explication ici.

 

3 réflexions au sujet de « Chronique découvertes #3 »

    1. Non il ne te va pas comme un gant, justement car tu es un homme. Tu es peut-être perfectionniste mais en tant qu’homme tu t’es construit avec le formatage « soit fort, prend des initiatives, fais toi remarquer ». Résultat, malgré ton « handicap » perfectionniste tu as monté ta boîte et tu es une grande gueule qui donne ton avis sur tout (ceci n’est pas une critique). Je pense qu’il y a peu de femmes qui avec un caractère comme le tien à la base, émotive et perfectionniste, tourneraient comme toi. Car le formatage qu’on a de notre côté est plutôt « soit sage et ne te fais pas remarquer ».

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