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Les yeux du cœur ont mauvaise vue

Je m’intéresse depuis quelques mois à l’esprit critique et aux biais cognitifs. J’ai décidé d’illustrer certains principes et citations avec des cartes réalisées à l’aquarelle.

Une expérience amusante a été menée en 2004 au cours de la campagne présidentielle aux USA. Les chercheurs ont proposé à 30 personnes fortement politisées (15 démocrates et 15 républicains) de lire des affirmations contradictoires à propos de George Bush (candidat républicain), John Kerry (candidat démocrate) et une personnalité politiquement neutre (les affirmations étaient inventées, mais crédibles). Pour chaque contradiction, ils ont demandé aux participants d’évaluer dans quelle mesure ils jugeaient que les paroles et les actes de la cible étaient contradictoires sur une échelle de 1 (pas du d’accord) à 4 (tout à fait d’accord).

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Quantité de preuves n’est pas qualité de preuves

Je m’intéresse depuis quelques mois à l’esprit critique et aux biais cognitifs. J’ai décidé d’illustrer certains principes et citations avec des cartes réalisées à l’aquarelle.

Des preuves, oui, mais lesquelles ? On considère souvent, à tort, qu’un témoignage est une preuve. Or, un témoignage ou même 100 ne valent rien en Sciences.

Cela rejoint la notion de biais de sélection : le fait qu’une conclusion soit erronée car la population étudiée ne représente pas la population générale.

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Ce qui est affirmé sans preuve peut être rejeté sans preuve 

Je m’intéresse depuis quelques mois à l’esprit critique et aux biais cognitifs. J’ai décidé d’illustrer certains principes et citations avec des cartes réalisées à l’aquarelle.

Cette phrase, a priori faussement attribuée à Euclide, signifie qu’il n’y a pas de raison de croire à quelque chose qui n’a aucun fondement, et que celui qui rejette n’a pas à apporter des preuves pour justifier ce rejet si aucune preuve n’a été apportée pour justifier la croyance. Cela est intimement lié aux deux précédents posts. Il ne s’agit pas de rejeter sans arrêt toutes les affirmations qui nous sont soumises, mais de s’autoriser à rejeter quelque chose d’improbable affirmé sans preuve sans tomber dans le piège du retournement de la charge de la preuve (“si tu ne me crois pas, prouve moi que c’est faux”).

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Une affirmation extraordinaire nécessite une preuve plus qu’ordinaire

Je m’intéresse depuis quelques mois à l’esprit critique et aux biais cognitifs. J’ai décidé d’illustrer certains principes et citations avec des cartes réalisées à l’aquarelle.

Ce principe a été formulé de nombreuses manières au cours des siècles. En 1899 par exemple, Théodore Flournoy affirmait que « le poids de la preuve d’une prétention extraordinaire doit être proportionné à son étrangeté ». L’idée qui se cache derrière ce principe est que cela n’a pas d’intérêt de demander des preuves pour chaque affirmation du quotidien.

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L’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence

Je m’intéresse depuis quelques mois à l’esprit critique et aux biais cognitifs. J’ai décidé d’illustrer certains principes et citations avec des cartes réalisées à l’aquarelle.

Cf post précédent : La démarche scientifique ne permet pas d’assurer que quelque chose n’existe pas, on pourra uniquement dire qu’aucun effet n’a été détecté dans les conditions testées. Ne pas avoir de preuve de l’existence d’un phénomène ne nous permet pas d’affirmer qu’il n’existe pas. Juste qu’au regard des connaissances actuelles, il n’y a pas de raison objective de croire que ce phénomène existe.

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La charge de la preuve revient à celui qui affirme

Je m’intéresse depuis quelques mois à l’esprit critique et aux biais cognitifs. J’ai décidé d’illustrer certains principes et citations avec des cartes réalisées à l’aquarelle.

C’est impossible de montrer que quelque chose n’existe pas. C’est donc à celui ou celle qui prétend quelque chose de le prouver et non aux autres de prouver que ce que l’affirmation n’est pas vraie.

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Assurons nous bien du fait avant de nous inquiéter de la cause

Je m’intéresse depuis quelques mois à l’esprit critique et aux biais cognitifs. J’ai décidé d’illustrer certains principes et citations avec des cartes réalisées à l’aquarelle.

Voici un proverbe cher à l’esprit critique qui mérite qu’on en relate l’histoire. Il trouve son origine chez Bernard Le Bovier de Fontenelle, inspiré par l’histoire de la dent d’or qu’il raconte ici.

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Récit de la publication d’un livre – Partie 4

L’édition et la promo

Janvier – La fête youplalaboum

Début janvier, je discute pendant 2h avec les éditions Big Pepper, c’est-à-dire Alexandre Gros. Il a monté sa maison d’édition pour publier les livres qu’il avait écrits pour ses enfants. Il porte le projet seul et travaille dans l’événementiel à côté.

Le contact passe très bien, il m’explique comment fonctionne sa maison d’édition, via des préventes de quelques centaines d’exemplaires sur Ulule pour financer l’impression de 1000 livres qu’il revend ensuite à travers le réseau des librairies, dans des festivals, etc. Il trouve la rétribution des auteurs et autrices scandaleuse (3 à 5% du prix hors taxe pour du livre jeunesse dans les maisons d’édition classique), alors il propose un modèle différent : 25% (à se partager dans notre cas). En 2020 il a déjà prévu un livre pour enfants mais aimerait bien en publier un deuxième. Ceci dit, il a déjà 5 livres prévus sur 2020 et pas la capacité d’en publier plus que 6, donc si ça se fait ce sera en fin d’année. Il a reçu d’autres dossiers bien sûr. Il nous tient au courant.

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Récit de la publication d’un livre – Partie 3

À la recherche d’un éditeur

Avril – Mai 2019

Cela fait six mois que le projet a réellement démarré et je commence à me renseigner sérieusement sur les différentes manières de faire éditer un livre. 

J’ai bien en tête qu’il existe principalement 2 manières de fonctionner (autoédition et via une maison d’édition) mais j’ignore la marche à suivre pour l’un et l’autre. 

Pour commencer, je contacte une autrice que je suis sur les réseaux sociaux (Soline du compte @solineseveiller) pour lui demander des conseils. Elle me répond très gentiment en m’expliquant les avantages et les inconvénients de l’une et de l’autre solution. Voici ce que j’en retiens : 

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Récit de la publication d’un livre – Partie 2

La création

(si vous n’avez pas lu l’épisode 1, c’est ici)

Octobre 2018 – Mise en route & recherche utilisateur

Cela fait huit mois que l’idée d’un livre pour tout petits sur le consentement a germé dans ma tête. Mais que voulez-vous, j’ai repris le travail, je me suis mise à l’aquarelle sur mon temps libre, la vie a fait son œuvre, et l’idée est passée aux oubliettes. Enfin, si ça se trouve on en a parlé de temps en temps entre mars et octobre, j’ai oublié. Ma mémoire étant à peu près aussi fiable qu’un article de Valeurs Actuelles, appuyons-nous plutôt sur la technologie pour relater la suite des événements (merci le groupe WhatsApp “Une famille en or”) :

– Camille : Au fait ça en est où le projet de livre pour enfants inclusif ?

– Margaux : Nulle part 😔

– Camille : Moi je suis chaud

– Margaux : J’avais eu une idée de sujet je crois… Ah oui les bisous, mais du coup c’était plus sur le consentement qu’inclusif

– Camille : Bah ça peut être un truc sur le consentement avec des personnages racisés déjà

– Margaux : 👍

– Margaux : Ben go, on écrit l’histoire ce week-end !

– Camille : Moi je suis pas très fort en histoires je ferai des dessins plutôt

– Margaux : Ok

Trois jours plus tard, j’avais écrit la première version de l’histoire, Camille commençait à faire de la recherche graphique et on créait un nouveau groupe WhatsApp intitulé sobrement “Livre islamogauchiste”.

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